Nouvelles

23/12/2009


Daloa: rencontre des Formateurs et Supérieurs Majeurs d’Afrique

Du 18 au 21 décembre 2009, s’est tenue à Daloa en Côte d’Ivoire, la rencontre des formateurs et des supérieurs majeurs d’Afrique...

Du 18 au 21 décembre 2009, s’est tenue à Daloa en Côte d’Ivoire, la rencontre des formateurs et des supérieurs majeurs d’Afrique. En plus des délégués du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de l’Espagne, de la Guinée Equatoriale et du Sénégal, étaient présents aussi à cette rencontre le Père Général, Pedro AGUA et son assistant pour l’Afrique et l’Asie, le père Pierre DIATTA. L’objet principal de cette réunion a été l’évaluation, vingt cinq ans après, de la formation piariste en Afrique. A cause des conditions climatiques mauvaises en Europe, le père Général et son assistant ont accusé un léger retard d’une matinée. Celui-ci a été vite comblé après un rapide compte rendu du père Salvador OBAMA, secrétaire de ladite réunion. Ce travail de bilan a été facilité par les différents exposés faits par les responsables des étapes ( prénoviciat, noviciat, scolasticats I et II) du cursus de formation des candidats piaristes. Ces présentations faites sur la base du DAFO sur la formation, ont permis des échanges très riches et très prometteurs. Nous avons pu constater en même temps, l’ampleur de la tâche qui attend tous ceux qui sont appelés non seulement à réfléchir sur la formation du piariste en Afrique mais aussi à proposer un curriculum adapté à la situation actuelle.

La présentation de la FEDE ( Formacion y Estudios del Escolapio ) par le père Général, nous a permis de mesurer les différents et nombreux défis qui nous attendent dans le domaine de la formation aujourd’hui et la nécessité de définition d’un cadre nouveau ou renouvelé de formation pour l’Afrique. Ce nouveau directoire sur la formation essaie justement de donner des réponses concrètes et adéquates aux problèmes qui se posent à la formation. Daloa a été évidemment la première étape de cette réflexion que nous nous sommes proposé de poursuivre le mois de juillet prochain à Yaoundé. L’occasion nous sera donné, nous l’espérons, d’approfondir la réflexion et proposer un curriculum propre à l’Afrique. Ce sera en tout cas l’objectif de cette réunion.

Au cours de cette rencontre de Daloa, nous avons eu la joie de participer à la profession solennelle de Paulin Serge BAIMEY, deuxième piariste ivoirien, après le père Augustin MORO. C’était le dimanche 20 décembre 2009 en présence de monseigneur Maurice Konan KOUASSI, évêque de Daloa, et de toute la communauté paroissiale Marie Mère de Dieu. Une belle célébration qui a duré quelque trois heures et demie. Il faut dire que la présence de l’évêque nous a fait vraiment plaisir. La politesse lui a été rendue quelques heures plus tard à son domicile. Et il était manifestement très heureux de nous recevoir malgré son fragile état de santé. Il revenait naturellement au père Général de recevoir les vœux définitifs de Paulin. Ce qu’il a fait dans un français quasi parfait à la satisfaction manifeste de toute l’assemblée. L’Ecole Pie ivoirienne croît lentement mais sûrement. Aujourd’hui, deux poursuivent leur formation en philosophie à Dakar au Sénégal et deux autres en théologie à Yaoundé au Cameroun. Un prénovice du nom de Pacôme fait lui aussi son bonhomme de chemin. La communauté actuelle est composée de pères Italien, Stefano LOCATELLI, Sénégalais, Bertrand DIEME, Ivoirien, Augustin MORO, et un frère Ivoirien, Paulin Serge BAIMEY. Celui-ci, après sa profession solennelle, sera ordonné diacre le 3 janvier prochain et prêtre fort probablement le 12 juillet prochain. Ils seront donc, à compter de cette date, deux pères piaristes originaires de la Côte d’Ivoire.

Notre réunion s’est terminée ce lundi 21 décembre après que les supérieurs majeurs ont profité de leur présence à Daloa pour se rencontrer et donner leurs impressions sur les échanges et réflexions sur la formation en Afrique. Presque tous les participants, ont quitté ce mardi 22 décembre Daloa pour Abidjan où ils prendront leurs vols respectifs pour leurs différents lieux de résidence. La réflexion va certainement se poursuivre dans la perspective de la prochaine rencontre de Yaoundé, au mois de juillet prochain. Espérons que d’ici là, des voies et moyens plus clairs et plus concrets, pourront être trouvés pour une formation plus enracinée dans le charisme calasanctien et les réalités africaines.